Nous voici au bout de l’estacade, à Roscoff.
À marée basse, les vedettes de l’île de Batz viennent ici débarquer leurs passagers.
Là, à marée haute, après quelque cinq cents mètres de marche au-dessus de la mer et des rochers,
les escaliers semblent nous inviter à continuer tout naturellement nos pas vers les profondeurs.

Arrivé à mi-chemin, sur l’estacade, à Roscoff, on ne peut que se retourner pour balayer du regard ce panorama à 360°. Celui-ci est pris au coucher du soleil, à mi-marée.
Pour en savoir plus sur mes drôles de panoramiques, lisez cet article.
Cliquez sur l’image pour vous promener dans ce paysage…

Début d’une série de Photos du lundi sur l’estacade, à Roscoff.
Une passerelle de quelque 500 m qui file plein nord
et sert d’embarcadère, à marée basse, pour l’île de Batz.
Première photographie, donc :
Le dimanche 6 novembre, un petit coup de tabac qui ne décourage pas trop les promeneurs du dimanche.…

C’était grande marée la semaine dernière. Mots magiques pour les pêcheurs à pied, chasseurs d’ormeaux ou de crevettes. Pas mal non plus pour l’amateur de paysages : la grande marée nous découvre des choses inhabituelles. Ici, laminaires en premier plan, herbier un peu plus loin, le tout sur fond d’île de Batz.
Cliquez sur l’image pour vous promener dans ce paysage…

Le coucher de soleil de lundi dernier a donné lieu à de nombreux commentaires par mail (Merci à tous. Vous pouvez aussi faire vos commentaires sur le blog pour qu’ils soient visibles de tous).
Comme quoi, un coucher de soleil n’est jamais banal et ne laisse personne indifférent.
D’ailleurs, je disais que c’était un sujet facile pour le photographe. Ce n’est pas tout à fait vrai, finalement. Autrefois, du temps où on attendait d’avoir fini ses 36 poses pour envoyer le tout au labo, on était souvent déçu par les tirages, mais jamais par un coucher de soleil, c’était toujours magnifique.D’où cette idée que le coucher de soleil est un sujet facile.
Avec le numérique, on ne peut plus accuser le laboratoire. Le photographe peut totalement maîtriser sa photographie. À condition d’avoir les bons outils… Heureux photographe, j’ai à ma disposition deux écrans : celui de l’ordinateur portable, potable, et un écran professionnel rigoureusement réglé et calibré pour donner les bonnes couleurs. Pour une photo classique affichée sur les deux écrans, l’œil parvient à trouver une correspondance à peu près cohérente : sur tel écran, c’est plus contrasté, sur l’autre c’est un peu plus jaune…
En revanche, le rendu de mon coucher de soleil est très différent sur ces deux écrans ! Ses teintes subtiles, ses jeux de luminosité incroyables sont très sensibles aux variations. Si l’on voit la photographie sur un seul écran, elle est satisfaisante et plutôt jolie. Si on compare, côte à côte… on reste perplexe… Quelle est la plus proche de la réalité, de la perception qu’on a eu devant la scène réelle ?
De même, si je tente (sur mon bon écran) quelques réglages de luminosité, de contraste ou de couleur, j’obtiens des choses variées, qui, vues isolément sont agréables… Mais laquelle est juste ? La N°1 me donne la sensation de chaleur ressentie devant la scène, le soleil de la 2 m’éblouit comme en vrai, et le ciel bleu-mauve de la N°3 transcrit davantage la profondeur de l’espace, surtout en haut, dans le ciel bleu-mauve..
Oh là là ! il faut que je retourne sur place observer à nouveau la scène !


