mar 24th, 2008
Archive pour la catégorie 'Parlons paysage'
mar 24th, 2008
nov 18th, 2007
Réunification administrative, unité paysagère
La Loire Atlantique est-elle bretonne ? Un sujet épineux, auquel je me suis piqué : la Photo du lundi du 12 novembre dernier (pour vous abonner et recevoir un petit bout de Bretagne chaque semaine dans votre boîte mail, suivez ce lien) repésentait Mauves sur Loire avec le commentaire suivant : Continue Reading »
sept 11th, 2007
L’art dans le paysage : Paul Bloas à Douarnenez
Dans mon dernier post sur le land art, je voulais signaler au préalable qu’il ne s’agit pas d’exposer une œuvre d’art dans le paysage, ce qui aboutit bien souvent à un résultat catastrophique. Voici une exposition de photographies géantes en 2005 à Knokke-Le-Zoute, station balnéaire belge. Les images apparaissent dérisoires, ridicules, minuscules devant l’infini pourtant assez banal des grandes plages de Belgique.
Un autre exemple cet été à Paris. C’est le même travers : les photographies de Yann Arthus-Bertrand agrandies en trois ou quatre mètres de larges ne font pas le poids sous la dame de fer. Du coup, le message fait un flop.
Voilà, ça devait être mon introduction :
l’art dans le paysage, ça ne marche pas.
Mais j’ai retrouvé mes photographies de l’exposition de Paul Bloas, à Douarnenez, dans une ancienne usine en ruines. Et voilà, c’était une réussite éblouissante. Il est vrai que le peintre brestois travaille spécifiquement pour cela : ses peintures « épousent un lieu sans jamais l’agresser », explique-t-il sur son site paulbloas.com. Ici, à Douarnenez, un dialogue puissant se met en place entre le lieu, les peintures et un équivalent lointain à Diego-Suarez, puisque cette exposition reprenait un travail effectué à Madagascar.
Du coup, je vous montre toutes mes photographies de cette expo.
Une dernière minute pour conclure, je viens de tomber sur un bien beau « Carnet de rue » consacré à Paul Bloas :
sept 5th, 2007
Du Land art ready made !
Dans un récent post sur le dossier Paysage de Télérama, j’évoquais un peu rapidement le Land art, en y assimilant les châteaux de sable.
Bon, c’est un peu abusif de parler de Land art, tant qu’il n’y a pas démarche artistique.
Petit inventaire : il y a les trucs purement involontaires, comme les paysages agricoles, les roundballs de foin ou les bâches noires sur lesquelles on plante les échalotes, comme ci-dessous devant les clochers de Saint-Pol-de-Léon.
Il y a les épaves, les engins de pêche, les câbles échoués qui viennent donner une autre dimension au paysage, par les dessins qu’ils forment et par l’histoire qu’ils racontent.
Ci-dessus, un engin de pêche à la coquille saint-jacques au Kernic, à Plouescat
Ci-dessus, un flotteur échoué à Trévou-Tréguinec
Il y a les actions plus volontaires, comme les châteaux de sable ou les empilements de galets, qui sont très à la mode en ce moment sur les côtes bretonnes. Les artistes d’un jour ont conscience de l’aspect éphémère de leur construction, et là on commence à toucher réellement au Land art.
Empilements de galets à Quiberon (ci-dessus) et à la presqu’île Saint-Laurent à Porspoder (les deux photographies ci-dessous)
Contrairement à mes « ready-made » trouvés sur la plage, le Land art est donc une démarche artistique. Pour voir du vrai land art en bord de mer, magnifique et très accessible :
http://jimdenevan.com
Je suis attiré également par Richard Long qui fait du Land art en marchant, mais son site est moins joli :
Attention toutefois : aujourd’hui, la mode est au Land art écologique, qui utilise les matériaux trouvés sur place, très « cabane dans les bois » et qui pousse à la réflexion sur l’avenir de la planète.
C’est sympathique. Mais le Land art, c’est d’abord une expression artistique dans le paysage naturel ou urbain. Christo a utilisé de la toile, des parasols, Robert Smithson a travaillé avec des miroirs, de la glu et du béton.
C’est cet art-là qui m’intéresse, plus radical, plus violent même. Les grafs et tags, qui finalement relèvent de la même pulsion, si ce n’est de la même réflexion, m’intéressent tout autant, même sur la plage.
Si vous voulez en voir d’autres exemples, j’y consacre mon « expo du mois » sur le site Photolegende.
Ci-dessus, un tag à l’îlot Sainte-Anne, à Saint-Pol-de-Léon, offre une « mise en abyme » dans le « vandalisme » : il est supposé détériorer une construction qui, en définitive, est venue (dans les années soixante) tout autant vandaliser ce qui devait être une île sauvage et préservée, pour faire un centre nautique et une plage artificielle. N’y voyez aucune dénonciation de ma part : l’ensemble (digue, plage, tag…) m’enchante.
août 26th, 2007
Zoomify
Voilà donc l’outil de présentation d’images Zoomify, découvert sur le site de Massimo Vitali.
Sa version légère Zoomify EZ, est disponible au téléchargement sur le site Zoomify.
Je le teste aujourd’hui, et je l’adopte immédiatement s’il se révèle concluant (voir les articles sur le dossier « paysage » de Télérama ici et ici).
Zoomify permet de zoomer et de se déplacer dans la photographie de manière très souple et intuitive. le petit tableau de commande en bas de l’image est suffisamment explicite, vous pouvez aussi zoomer à la souris (dézoomer avec la touche alt), vous déplacer avec les flêches du clavier. Attention, il faut parfois attendre quelques secondes avant un déplacement pour charger la partie de la photo en haute résolution.
Voici un essai, en deux formats différents, de la même photographie du Roc’h Trevezel, dans les monts d’Arrée. Leur aspect initial est identique, mais la deuxième est plus grande et permet un zoom plus accentué.


