Archive pour la catégorie 'Parlons paysage'

Pierre Reguer

Expériences panoramiques à Buguélès

Le cordon de galets sur les îles de Buguélès
Pour faire une photographie panoramique, je prends des clichés qui se chevauchent, j’effectue ensuite un montage dans Photoshop. Technique élémentaire mais exigeante : le montage demande beaucoup de patience et de précision, pour un résultat qui n’est pas toujours à la hauteur des espérances.

Ébahi devant ce paysage de Buguélès, j’ai donc pris une dizaine de photographies dans ce but. Et lorsque j’ai commencé mon montage, prêt à ajuster longuement et péniblement chaque image, l’évidence m’est apparue :

ces photographies, simplement juxtaposées, sans aucun travail d’ajustement, évoquent la vision que j’ai eue de ce paysage avec bien plus de justesse qu’un panoramique bien léché.

Devant un tel paysage (je veux parler du vrai paysage, sur place, en « live »…), on a une vision d’ensemble, bien sûr, mais le regard se balade, s’échappe, s’égare, se morcelle… En réalité, on n’a pas le panorama devant les yeux, on le découvre en tournant la tête, on le construit en mettant en rapport différents éléments, on en prend conscience après une phase d’exploration et d’assemblage, on se dit « Oh, quel beau panorama ! »

Une photographie panoramique impose la vision d’ensemble, et zappe ce moment d’exploration. Une photographie panoramique a déjà accompli, à la place du spectateur, cette phase de construction. Phase qui est finalement bien plus intéressante que la contemplation du résultat.

Les très belles photographies panoramiques me séduisent, mais m’ennuient à la fois. Mes triptyques (voir l’expo « Triptyques de Bretagne » sur ce blog ou les collections en vente sur la boutique Photolegende) sont une manière de proposer un panoramique en laissant au spectateur un peu de ses prérogatives de construction visuelle.

Avec cet assemblage de Buguélès, je vais un peu plus loin. Il s’y passe des choses qui m’intéressent sur le plan visuel. Exemple, un « allongement » de l’image, dû au fait que les photographies étaient prévues pour se chevaucher. Paradoxalement, cet allongement donne une meilleure restitution de l’espace que le panoramique classique. Idée à creuser…

Ah oui, Buguélès ? Depuis longtemps, j’avais repéré sur la carte ces îlots, à Penvenan, qui me semblaient dignes d’une visite. C’est mieux que cela : fabuleux, magique, inoubliable. Je n’ai pas fini de vous en parler.

Pierre Reguer

Virtuelle balade à Sieck

L'île de Sieck sur Google earth

C’est une autre façon d’aborder le paysage : vu du ciel, mais dans une liberté absolue. On choisit son altitude, sa vitesse, son point de vue. On s’arrête en plein vol.

L’apprentissage du pilotage est rapide et sans danger, sur Google Earth… L’image n’est pas toujours aussi nette qu’on le souhaiterait, mais elle est suffisante pour offrir une autre compréhension du paysage.

L »île de Sieck, vue de la plage du Dossen, à Santec, apparaît comme un îlot un peu allongé, accessible à marée basse, une promenade sympa, quoiqu’un peu mystérieuse (voir mon dernier article sur les fantômes de Sieck).

Vue du nord et du ciel, l’impression est tout autre : Sieck se révèle être la pièce maîtresse de cette baie, Sieck autour de laquelle s’enroule la plage, Sieck protégeant l’immensité de sable, pointe à rallonges au creux de laquelle s’accumulent les sables poussés par les vents.

Revenons sur terre avec quelques photos des rochers et galets du bout de l’île, tourneboulés et tailladés, comme s’ils absorbaient là, dans ce goulet, tout le vacarme venue du large, protégeant la plage si jolie et si douce.

Rochers au bout de l'île de Sieck à Santec

Rochers au bout de l'île de Sieck à Santec

Rochers et galets au bout de l'île de Sieck à Santec

Pierre Reguer

Tu voyages comme ta malle

“Tu voyages comme ta malle”, me disait mon grand-père.

Sur la route, dans la Citroën dont la suspension hydropneumatique, bien que révolutionnaire, me maintenait dans un état proche du débordement digestif, je m’intéressais assez peu au fait de savoir si le village aperçu en contrebas de la route se nommait Continue Reading »

Pierre Reguer

Paysages morcelés (suite)

Vagues sur la plage à Mousterlin

Voici quelques autres photographies très « morcelées » (voir l’article précédent).

De haut en bas : des vagues à Mousterlin, la plage du Continue Reading »

Pierre Reguer

Promenons-nous dans le ciel

Un abonné de la Photo du lundi, Marc Bonart, m’envoie deux photos de ciel.

Sa démarche m’intéresse : “Je prends le sujet du ciel depuis 2 ans. Mon objectif : réussir un jour à exposer pour proposer aux personnes qui ne regardent que leurs pieds à lever les yeux sur cet écran géant. Je garde toujours comme base : aucun repère visuel terrestre, toujours de pied ferme (pas d’avion).

La première photographie, prise à Gap en juin, représente un nuage d’altitude Continue Reading »

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