“J’adore cette arrivée à Douarnenez ! Qui plus est me reviennent souvent les images du film « Microclimat »” me dit une abonnée à la Photo du lundi, la Dame de nage (magnifiques photographies sur son blog) à propose de ma photo du lundi 21 décembre dernier (la plage du Ris à Douarnenez).
Microclimat ? Je ne connais pas. Aussitôt je me renseigne, aussitôt je suis séduit par la bande annonce trouvée sur internet, aussitôt je commande le DVD (disponible à la Fnac). Quelques semaines d’attente, je viens de le regarder. C’est un film extra-ordinaire, on y trouve en effet une très belle manière de filmer les promenades du dimanche en bord de mer…
La réalisatrice, Marie Hélia, ne s’attarde pas particulièrement sur Douarnenez, lieu du tournage. Mais on reconnaît la ville à ses rues si particulières. Et où, sinon à Douarnenez, serait-il crédible de voir un papy et une jeune fille jouer à la bataille navale en pleine rue ? “Une vraie Douarneniste ne marche pas sur le trottoir”, entend-on dans le making off du film.
Finalement, ces détails douarnenistes contribuent au propos du film, qui est un hymne sincère, impitoyable, magnifique et joyeux à la vie de famille…
Ci-dessous, la bande annonce trouvé sur Cinemovies.fr
La semaine dernière s’est déroulé le Symposium international de l’artichaut à Saint-Pol-de-Léon, capitale mondiale, comme chacun sait, de cette plante extraordinaire.
Nous (l’agence « Expression”) avons eu l’honneur et le plaisir de réaliser l’affiche de cet événement.
L’artichaut est une plante méditerranéenne, son nom vient de l’arabe āl-ḫaršwf, d’où la typographie utilisée.
La réalisation est d’Expression, donc, avec le concours de Mathieu Réguer, designer typographe, qui a composé ce texte, et qui est également l’auteur de la police utilisée, Cassius, qui décline son design en caractères latins et arabes.
Last week, the International Symposium on Artichoke took place in Saint-Pol-de-Léon, the astonishing vegetable capital of the world, as we all know.
We (the Expression agency) had the honor and the pleasure to design a poster for the event.
The artichoke is a mediterranean plant. Its name comes from the Arabic āl-ḫaršwf, this explains the typography we used.
The poster was designed by Expression, with the help of Mathieu Réguer, type designer, who set the text. He also hapen to be the designer of Cassius, the typeface used here, that support both Arabic and Latin scripts.

L'affiche du Symposium

J’aime que des mots accompagnent les images. J’ai été gâté vendredi soir : Michel Jestin (qui a pris Mikeal pour prénom de « peinteur ») commentait son exposition à Plougastel. Mikeal Jestin peint ce qu’il appelle des « Taolennoù », clin d’œil malicieux à la tradition — assez récente — des tableaux de mission. Il y promène des personnages Continue Reading »
Dans le cadre de mes reportages expérimentaux, la sculpture m’intéresse. Une sculpture, faite la plupart du temps pour qu’on tourne autour, pour qu’on en regarde toutes les faces, pour qu’on touche (du moins, j’espère qu’on a le droit de toucher les sculptures solides, en bois, en pierre, en métal…), une sculpture n’est pas photographiable. La photographie n’en montre qu’une face. Plate. Sans volume.
Je profite donc de l’excellent Salon de sculpture de Landivisiau, qui fête cette année son 20e anniversaire, pour y confronter ma Continue Reading »
Dans mon dernier post sur le land art, je voulais signaler au préalable qu’il ne s’agit pas d’exposer une œuvre d’art dans le paysage, ce qui aboutit bien souvent à un résultat catastrophique. Voici une exposition de photographies géantes en 2005 à Knokke-Le-Zoute, station balnéaire belge. Les images apparaissent dérisoires, ridicules, minuscules devant l’infini pourtant assez banal des grandes plages de Belgique.
Un autre exemple cet été à Paris. C’est le même travers : les photographies de Yann Arthus-Bertrand agrandies en trois ou quatre mètres de larges ne font pas le poids sous la dame de fer. Du coup, le message fait un flop.
Voilà, ça devait être mon introduction :
l’art dans le paysage, ça ne marche pas.
Mais j’ai retrouvé mes photographies de l’exposition de Paul Bloas, à Douarnenez, dans une ancienne usine en ruines. Et voilà, c’était une réussite éblouissante. Il est vrai que le peintre brestois travaille spécifiquement pour cela : ses peintures « épousent un lieu sans jamais l’agresser », explique-t-il sur son site paulbloas.com. Ici, à Douarnenez, un dialogue puissant se met en place entre le lieu, les peintures et un équivalent lointain à Diego-Suarez, puisque cette exposition reprenait un travail effectué à Madagascar.
Du coup, je vous montre toutes mes photographies de cette expo.
Une dernière minute pour conclure, je viens de tomber sur un bien beau « Carnet de rue » consacré à Paul Bloas :
http://www.roswitha-guillemin.com/carnets/bloas/bloas00.htm